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Photo Abbaye

Notre projet

Classée à l’inventaire Mérimée en 1840 et aux Monuments Historiques en 1988, l’Abbaye Cistercienne d’Aubazine est en grand péril du fait d’un manque de moyens pour l’entretenir au fil des ans. En effet, après le départ définitif des moines à la Révolution, les bâtiments furent « un peu » laissés à l’abandon puis un orphelinat de filles s’y installa en 1860 géré par les religieuses du Saint-Coeur de Marie. La jeune Gabrielle Chanel en fut l’une des pensionnaires. Nul doute qu’elle y trouva l’inspiration créative qui fera le succès de Coco Chanel des années plus tard comme les 2 C entrelacés de sa signature, ses couleurs fétiches : le blanc des cornettes des religieuses, le noir de leur robe, la chaîne qui finit tous ses tailleurs et lui rappelle le lien auquel étaient suspendues les clés des religieuses, le beige couleur de la pierre d’Aubazine … et encore bien d’autres signes indiscutables. Aujourd’hui les bâtiments conventuels de l’abbaye sont la propriété du Patriarcat d’Antioche. Ils sont sous la responsabilité des moniales du monastère melkite d’Aubazine qui, elles-mêmes relèvent de l’Eglise melkite catholique, une Eglise de tradition byzantine unie à Rome et dont le responsable en France se trouve à l’Eglise Saint-Julien le Pauvre de Paris 5ème.

Des visites ainsi que des stages, retraites spirituelles, concerts et diverses animations sont organisés de mars à septembre pour aider à l’entretien courant des bâtiments. L’abbaye accueille environ 6000 visiteurs/an, contribuant ainsi à la vie économique de la commune d’Aubazine. Cependant de gros travaux de réparation et consolidation doivent absolument être effectués en urgence : toiture, charpente, maçonnerie et menuiseries extérieures, restauration des peintures du 18ème dans les salles de réception (endommagées par les fuites de la toiture) ainsi que la remise en état du vivier.
Devant l’ampleur des réparations et leur coût envisagé (près de 3 M€ !), l’ASABBAU s’est fixé comme première mission la restauration du vivier, ainsi que de la portion du Canal des Moines
qui coule dans l’enceinte de l’abbaye.

Le Canal des Moines (classé MH en 1965) et le vivier (classé MH en 1988) sont en effet des témoignages uniques de la maîtrise hydraulique des cisterciens. Cependant, par manque d’entretien, 9 siècles plus tard ces deux ouvrages sont fragilisés par l’usure du temps :

- la conduite dans laquelle circule le Canal des Moines sous le Logis de l’Abbé est en partie éclatée et l’eau s’éparpille et se perd alentour.

- le vivier est aussi en très mauvais état : envasé et envahi de végétation, avec de nombreuses fissures, il ne retient plus l’eau du Canal des Moines, et ne permet pas à celle-ci de continuer son parcours au-delà de l’abbaye pour alimenter les pâturages et champs avoisinants, avant de terminer sa course dans la Corrèze.

L’écluse permettant de réguler le débit de l’eau vers les moulins est rouillée. Elle a malheureusement été bétonnée par les précédents occupants de l’abbaye et se trouve donc totalement hors service.

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Vivier aubazine